dimanche 27 juillet 2008

Nuits noires, nuits blanches

Juliette a été la première a répondre, Mimy a suivit, et il faut que je me dépêche avant que l'une d'elles ne se décide a donner un nouveau thème.

Je marche dans la nuit, il a plut les trottoirs sont humides, l'air d'été est chargé de l'odeur d'orage et d'asphalte chaud. Je viens de me faire plaquer par une fille géniale. C'est vrai elle est superbe, et drôle, intelligente, j'avais l'impression que tout allait bien, que nos 2 mois ensemble allait nous mener plus loin. J'avais tort, "tu n'es qu'un looser, et je n'ai pas de temps a perdre avec toi" une guillotine cette phrase. Oui je suis au chômage depuis un bon moment déjà, et je ne pouvais jamais payer le resto, mais je croyais qu'elle comprenait, et puis elle m'écoutait quand je lui racontait mes galères, enfin je crois. En fait je devais lui peser. Et puis quoi, j'ai refusé deux offres d'emplois en deux mois, c'était de la merde ces jobs, je vaux mieux que ça, et elle n'a pas droit de me dire ce que je dois faire, pas plus que les c...... de l'ANPE. J'en ai marre.
Je marche je suis en train de sortir de la ville l'odeur de l'herbe prends le pas sur l'asphalte ça fait du bien, le noir qui m'entoure m'isole du reste du monde, je hais le reste du monde, et il me le rends bien on dirait. J'aimerais m'enfermer dans ce noir seul, sans besoin, coupé de tout, pour toujours.

"J'ai vu une belle lumière, j'ai vu une belle lumière......."
"Qu'est ce qu'il chuchote?"
"Qu'il a vu une belle lumière, ça fait des heures qu'il répète ça, il est arrivé à la moitié de ma garde et il n'a dit que ça depuis qu'il est là. Il doit être totalement taré, d'après les médecins, il s'est brulé les yeux, tu m'étonnes qu'il ai vu une lumière, enfin la police cherche son identité. Bref c'est un paumé, sinon ses constantes sont stables, et il faudra augmenté un peu les anti-douleurs quand il sera moins bourré. Allez bon courage pour ta journée, salut."

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